Dr. Margaret (Marmie) Perkins Hess Gallery

Native Indian/Inuit Photographers’ Association (NIIPA)

McMaster Museum of Art Travelling Exhibition

Featuring works by founding NIIPA members:
Simon Brascoupe, Dorothy Chocolate, Valerie General, Pat Green, Rick Hill, Tim Johnson, Joel Johnson, Martin Akwiranoron Loft, Jimmy Manning, Douglas Maracle, Yvonne Maracle, Murray McKenzie, Brenda Mitten, Lance Mitten, Shelley Niro, Jolene Rickard,
Greg Staats, Morley Stewart, and Jeff Thomas

Curator/Conservatrice invitée: Rhéanne Chartrand

Curatorial Statement
In 1985, a group of Indigenous image-makers came together to establish the Native Indian/Inuit Photographers’ Association (NIIPA) shortly after the first-ever Conference of Native Indian Photography in Canada held between March 8th to 10th in Hamilton, organized with support from the Photographers’ Union, the Native Women’s Centre, and the Hamilton Regional Indian Friendship Centre. From this gathering emerged a sense of both excitement and urgency with regard to the need for an Indigenous-led organization that would advocate for the support and training of Indigenous photographers, and promote a positive, realistic and contemporary image of Indigenous peoples through the medium of photography. They felt that, for far too long, Indigenous peoples had been portrayed through someone else’s lens, and that it was time they took control of their image in order to contest and demystify stereotypical representations of Indigenous peoples.

Operating as a non-profit, national, artist-run centre led by co-founders / co-directors Yvonne Maracle and Brenda Mitten, NIIPA offered technical training and networking opportunities to its members at a time when there were few, if any, supports available to Indigenous image-makers. Few institutions were actively collecting or exhibiting photography as contemporary art during the 1980s, much less photography by Indigenous artists. Notably, NIIPA’s annual conferences filled a much-needed gap by bringing Indigenous photographers together to exhibit their work, share ideas and knowledge, and support each other’s art practice.

#nofilterneeded brings together, for the first time in over thirty years, photographic works by nineteen NIIPA members from the organization’s first two self-produced touring exhibitions, Visions (’85) and Silver Drum (’86), alongside additional photographs sourced from personal and public archives. While these two exhibitions largely featured NIIPA’s Canadian members, NIIPA’s membership also included Indigenous image-makers from the United States, including, but not limited to Pena Bonita, Shan Goshorn, Victor Masayesva, and Larry McNeil, demonstrating the organization’s acknowledgement of Indigenous sovereignty and resistance to the imposition of colonial borders.

Covering a wide range of artistic approaches, techniques, and subject matter, the photographs presented in this exhibition provide an unfiltered view into the interests and concerns of beautiful, resilient, and thriving peoples. NIIPA’s founding demonstrates that Indigenous artists are equally adept at adapting to and making use of new technologies to advance Indigenous ways of seeing the world.

#nofilterneeded shines much-needed light on NIIPA and its oft-overlooked importance to Indigenous art history by acknowledging the artistic achievements of its early members.

– Rhéanne Chartrand
Guest Curator

En 1985, des créateurs d’images autochtones se sont réunis afin de former la Native Indian/Inuit Photographers’ Association (NIIPA) peu après la toute première conférence sur la photographie autochtone au Canada, qui a eu lieu du 8 au 10 mars à Hamilton et a été organisée avec l’appui de la Photographers’ Union, du Native Women’s Centre, et du Hamilton Regional Indian Friendship Centre. Ce rassemblement a suscité de l’enthousiasme et un sentiment d’urgence à l’égard de la mise sur pied d’une organisation dirigée par des Autochtones qui militerait en faveur du soutien et de la formation des photographes autochtones, et favoriserait une image positive, réaliste et contemporaine des Autochtones par l’entremise de la photographie. Ces personnes étaient d’avis que les Autochtones avaient trop longtemps été dépeints par d’autres, et que le moment était venu de prendre le contrôle de leur image, afin de contester et de démystifier les représentations stéréotypées de leurs peuples.

Centre d’art autogéré, national et sans but lucratif dirigé par les cofondatrices/codirectrices Yvonne Maracle et Brenda Mitten, la NIIPA a offert à ses membres des possibilités de réseautage et de formation technique, à une époque où les créateurs d’images autochtones bénéficiaient de peu de soutien, voire aucun. Durant les années 1980, peu d’établissements collectionnaient ou exposaient des œuvres photographiques à titre d’art contemporain, et encore moins celles des artistes autochtones. D’importantes lacunes ont pu être comblées grâce aux conférences annuelles de la NIIPA, qui permettaient aux photographes autochtones de se réunir, d’exposer leurs œuvres, de mettre leurs connaissances et leurs idées en commun, et d’appuyer leurs pratiques artistiques respectives.

#nofilterneeded rassemble, pour la première fois depuis plus de 30 ans, des œuvres photographiques de 19 membres de la NIIPA tirées des deux premières expositions itinérantes auto-produites de l’organisation, Visions (1985) et Silver Drum (1986), ainsi que des photographies provenant d’archives personnelles et publiques. Même si ces deux expositions présentaient beaucoup d’œuvres des membres canadiens de la NIIPA, cette dernière comptait aussi parmi ses membres des créateurs d’images autochtones des États-Unis, dont Pena Bonita, Shan Goshorn, Victor Masayesva et Larry McNeil. Voilà une preuve que l’organisation reconnaissait la souveraineté des Autochtones et leur résistance à l’imposition de frontières coloniales.

Les photographies présentées dans le cadre de cette exposition couvrent une vaste gamme de sujets, de techniques et de démarches artistiques, et fournissent une vision non filtrée des intérêts et des préoccupations de peuples admirables, résilients et prospères. La fondation de la NIIPA montre que les artistes autochtones sont tout aussi capables de s’adapter à de nouvelles technologies et d’en faire usage afin de mettre en valeur les façons autochtones de voir le monde.

#nofilterneeded met enfin en valeur la NIIPA et le rôle important, souvent passé sous silence, qu’elle a joué dans l’histoire de l’art autochtone, en rendant hommage aux réalisations artistiques de ses premiers membres.

– Rhéanne Chartrand, Conservatrice invitée